mercredi 8 février 2017

Notre gestion des bonbons

"Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable
Puis les bonbons c'est tellement bon
Bien que les fleurs soient plus présentables
Surtout quand elles sont en boutons
Mais je vous ai apporté des bonbons"



Arf, les bonbons.

Présence d'éléments cancérigènes
Surdose de sucre
Troubles du comportement : augmentation du stress, diminution de l'attention, hyperactivité
Présence de colorants à base d'hydrocarbures
Obésité
Diabète
Hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, exposition aux maladies cardiaques et à des risques d’AVC
Caries et détérioration de la dentition
Addiction
Accélération du vieillissement des cellules

Voui, tout ça dans les bonbons et pourtant, dès qu'un adulte veut faire plaisir à un enfant, il fait quoi ?
Il lui donne un bonbon.

Difficile de les préserver de ce fléau, hein ? Voici comment nous gérons les choses à la maison.

Pendant longtemps, la solution était simple : pas de bonbons. C'est encore souvent le cas.
Donc des bonbons, il n'y en a pas tous le temps à la maison.

En hiver cependant, nous faisons le plein de bonbons à l'eucalyptus et aux bourgeons de pin, ainsi que de tisane de bonbon pour affronter l'hiver à la Confiserie des hautes vosges de Planfaing (pas très loin de chez mes parents).
Cette année, grande première, nous avons aussi acheté quelques douceurs pour Minimog (et pour les parents, leurs bonbons réglisse et coquelicot sont à se damner !).
Ce sont les seuls bonbons présents chez nous : fabrication locale et artisanale (on peut d'ailleurs visiter gratuitement la fabrique) et bonbons uniquement fabriqué à base de sucre, sirop de glucose et huiles essentielles ou arômes naturels.

Quant à la consommation, j'ai adopté la solution d'Isabelle Filliozat : un jour des bonbons.
Le mercredi c'est le "jour des bonbons". Ce jour, Minimog peut en consommer autant qu'elle le veut (je lui conseille cependant d'être à l'écoute de son corps pour poser une limite), mais ce jour uniquement.
Croyez-le ou non, elle est raisonnable, et cela l'a amené à vraiment écouter ses réactions. Elle en prend souvent tout un tas qu'elle ne consomme jamais en entier parce que "Maman, mon ventre il me dit stop".
Souvent même, elle oublie.

Halloween ? Pour l'instant on ne fait pas la chasse aux bonbons, on fête en famille.

L'extérieur ? Comme pour la télé, je ne m'en mêle pas. Comme c'est raisonné à la maison, je peux laisser libre court aux écarts sans me prendre la tête chez les autres.

Ma seule intervention fut à l'école. L'école de ma fille autorise les anniversaires en classe. Minimog fut la première, nous avions fait un gâteau, et nous avions offert un cadeau à la classe (l'an dernier, des puzzles zoologiques Montessori). Et puis sont arrivés les autres anniversaires et à partir du mois de décembre, ma fille est revenue avec un sachet de bonbons. Ah !? Et puis un autre et un autre, et en fait, tous les anniversaires suivants. Et les sachets étaient de plus en plus gros. Même la nounou était d'accord pour dire que les parents semblaient s'être lancés dans une surenchère débile à qui donnerait plus que celui d'avant.
Du coup, à la réunion de rentrée cette année j'ai soulevé le problème, me disant que j'allais soulager tout le monde en mettant les pieds dans le plat pour oser dire "sortons de cela, on a rien à prouver hein ?".
Et bien figurez-vous que je n'ai rencontré aucun soutien ni même sympathie de la part des autres parents. Je me suis même fait vannée !!
Il n'empêche que la maitresse m'a dit "je crois qu'il vous on quand même entendu, les sachets sont quand même moins gros". Ce qui est vrai, même si moi j'aurais préféré qu'elle-même dise : "On accepte pas les distributions de bonbons à l'école" mais bon....
Du coup les bonbons récoltés à l'école vont dans la boite des bonbons pour "le jour", souvent elle les y oublie, bizarrement ils disparaissent (pas tous, ce serait louche) et ils ne manquent à personne.


8 commentaires:

  1. Ici pareil. Pas de bonbons à la maison ou bien très rarement. Et pour l'instant il n'en réclame jamais. Je retiens ton idée du jour des bonbons pour plus tard... Dans sa classe pour les anniversaires, la maîtresse a dit non aux bonbons. A la place ils font de la cuisine tous ensemble et une dégustation avec des choses de saison. Ils ont même fêté un anniversaire en dégustant une soupe au potiron préparée par leur soin. Je suis bien contente de ça mais d'autres parents ont râlé un peu ici aussi. Par contre j'ignorais que les bonbons provoquaient des troubles du comportement (mais je vois bien les dégâts que cela a provoqué sur les dents de mon conjoint, élevé à grand renfort de chantage aux bonbons). ça me conforte dans l'idée qu'il vaut mieux s'en passer si c'est possible.

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    1. Ils font la cuisine aussi un mercredi sur deux à l'école, mais pour les anniversaires, elles distribuent ce que les parents apportent.
      Quant aux troubles du comportement, je peux en témoigner, j'ai testé. Un jour que nous étions de sortie pour voir des spectacles, j'ai fait un écart en achetant un sachet de bonbons à ma fille en me disant "pour une fois...". Pendant un spectacle elle était devant et moi derrière avec la poussette, je ne l'ai pas vu faire du coup et elle a mangé tout le sachet. Et bien je peux t'affirmer qu'après ça ce n'était plus la même !! Elle a été si exécrable, si intenable, que je suis rentrée à la maison tellement j'étais sur les nerfs.

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  2. Mon aîné est comme moi il n'est pas fan de bonbons mais sa petite sœur, elle, elle aime beaucoup.
    Je n'achète jamais de bonbons. S'ils en ont c'est parce qu'on leur en a donné mais bien souvent comme chez vous, les bonbons sont mis de côté puis disparaissent...
    Je suis enseignante et dans ma classe nous fêtons les anniversaires (comme dans de nombreuses classes). En revanche, j'interdis les bonbons même pour les anniversaires. Je pense que certains parents trouvent ça trop sévère mais tant pis...

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    1. Moi j'aurais apprécié que l'école prenne le même parti que toi mais bon...

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  3. ha ha, intéressant, ça le jour des bonbons... à voir si besoin !
    Ici il n'y en a pas... pour les enfants; moi je déteste ça, mais Monsieur Bout a son stock secret de trucs méga-chimicos.

    Sur l'effet du sucre, nous avons testé aussi à Noël: chez nous, la source essentielle de sucre = les fruits, sinon c'est gateaux faits maison, et encore, en quantité ultra limitée jusqu'à l'âge de 3 ans.
    Noël chez les beaux-parents = plein de chocolats et gateaux industriels à disposition, y compris et surtout lors du "goûter" (alors que chez nous il n'y a pas de goûter) : un F. surexcité de 18 à 20h (sans commune mesure avec ce qu'l est sur ce créneau qui est rarement le plus facile à cet âge...)

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  4. Intéressant, le jour des bonbons.

    Ici, à presque 2 ans et demi, il a découvert les bonbons (pourtant planqué dans mon sac de travail...). Évidement, il adore. Pour limiter, ici, on a adopté la même technique que quand j'étais petite : il n'y a jamais de bonbons à la maison. Quand il en veut, on va les acheter à la boulangerie. On en prend deux ou trois, qu'il choisit toujours très longuement et soigneusement (la boulangère est patiente, heureusement). Puis on lui donne le paquet en lui disant qu'il peut les manger comme il veut, mais que quand le paquet sera il finit, il n'y aura plus d'autres jusqu'à la prochaine fois. La première fois, il a tout englouti d'un coup, mais à ma grande surprise, dès le paquet suivant, il en a toujours garder un ou deux "pour plus tard", et les a oublié la moitié du temps. On doit faire ça une ou deux fois par semaine. je suis assez satisfaite de ce système, parce que ça limite efficacement le nombre de bonbon, lui apprend à se réguler, et puis tout ce cérémonial autour de l'achat et du choix des bonbons, ça lui fait très plaisir... Bon l'inconvénient, c'est du coup, il mange des bonbons tout ce qu'il y a de plus classique, bourré de sirop de glucose, de gélatine, colorant, et arôme artificiel...

    A partir de quand as-tu donné les bonbons des Voges ? J'avoue que j'ai toujours peur du risque d’étouffement avec les bonbons durs.

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    1. Ah les bonbons chez le boulanger ! Ca me rappelle des souvenirs ! Chez mes parents il n'y avait jamais de stock de bonbons (ou très rarement) mais quand j'allais acheter la baguette de pain, ma mère me laissait acheter des réglisses avec la monnaie. ^_^

      C'est la première fois cette hiver qu'on a un stock de bonbons à la maison parce que c'est aussi la première année qu'on est malades à longueur de temps. Minimog a 4 ans et son frère n'en mange pas évidemment.

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  5. Perrine, j'ai reçu ton commentaire par email mais je ne sais pas pourquoi, chez moi il ne s'affiche pas ici. je me permets de le copier coller :

    "perrine a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Notre gestion des bonbons" :

    Ah les bonbons, le grand peche de mon grand. C'est simple, je pense qu'il est drogué. On a vécu 2 ans chez mes beaux parents pour construire, il était tout bebe, et la bas les bonbons ça y va. Au debut j'ai laissé faire, je n'avais pas de notion de danger, à part pour les dents. Depuis j'ai découvert l'effet de surexcitation, d'addiction au sucre, et jessaie de limiter. Ce qui n'est guère facile vu qu'il y a clairement dépendance. Comment puis je passer de bonbons à volonté, j'exagère un peu, c'est deja bien limité hein, à un jour des bonbons ?? "

    Si tu veux tenter le coup, je crois qu'il n'y a que deux façons de faire: soit tu l'imposes (ce qui n'empêche pas d'en parler avant, bien sûr pour expliquer la situation), soit tu choisis le mode coopératif - type Gordon/Faber Mazlich par exemple - d'expliquer la situation et de trouver des solutions communes et acceptées par tous, en sachant que ce n'est pas la seule solution existante et pas forcément celle qui sera choisie.

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