jeudi 10 août 2017

Comment on met en place des activités pour les enfants ?

Petit retour de vacances sur un thème qui passionne les foules : "et chez vous, comment on met en place des activités pour les enfants ?"

Alors j'ai un très bon exemple à vous partager d'activités qui se sont enchainées pendant plus d'une demi-journée lors de notre séjour en Bourgogne chez Claire et sa famille.

Quand on a dégoté dans la grange une vieille charrette à bras, on a pas résisté en l'envie de faire le tour du domaine en charrette. Et là on a vu qu'il y a avait plein de plumes parsemées un peu partout qu'on a bien sûr ramassées. Je me suis dit que si on trouvait du carton ondulé on pourrait en faire des bandeaux d'indiens. On a trouvé du carton ondulé, alors pendant la sieste des petits on a fait une activité caaaalme et créatiiiive avec les grands. Et puis comme il y avait un tambour chamanique dans un coin on a fait une procession et un pow wow avec les enfants. Alors on est passés devant des tuteurs en bambou et Claire a trouvé que ça ferait un chouette t(h)ipi. Alors Minimog et moi on est allées ramasser du matos pour le tipi et on s'est enfoncées dans les parties boisées. C'était cool, on a fait plein de trouvailles dont un magnifique nid qui a fini en déco pour le tipi.


Et quand on a eu fini le tipi on a fait un totem avec des bûches et en allant chercher du bois on s'est dit que se serait cool de faire un feu. Et du coup comme par hasard, les papas se sont joints à nous. Et comme on a fait un feu on s'est dit qu'on pourrait faire des pommes de terre et de la saucisse à la cendre. Et puis on s'est dit que ce serait cool de faire les histoires du soir devant le feu. Bon en fait il a plu alors on les a faites dans la bibliothèque où j'ai conté 3 histoires "amérindiennes", accompagnée du tambour, à deux enfants subjugués (contes + tambour c'est la quintessence du truc).


Voilà comment on met en place des activités chez nous. On se laisse guider, on fait ce qu'on aime et on laisse les enfants s'intégrer là-dedans. C'est certain, Claire et moi on s'est éclatées. Les grands ont bien aimé faire les bandeaux, à leur façon d'abord et puis en travail collectif pour réaliser un bandeau arc-en-ciel (+3 en compétence traçage de lignes droites), G. a adoré construire le tipi, Minimog pas du tout et elle a préféré jouer du tambour.



Les bébés n'en avaient rien à carrer du tout, c'était beaucoup plus drôle de faire des tours en brouette avec Papa-san.



Les enfants de Claire ont squatté le tipi pendant que les miens faisaient.... leurs vies. G. est resté scotché au feu, Minimog avait un coup de barre et s'est mise à réclamer la télé en chouinant pendant son frère jouait du tambour et de la guitare dans la charrette et que les mamans montaient le totem.





Et à mes yeux, c'est parfait comme ça.

mardi 8 août 2017

Nos premiers pas en permaculture #1

Premier point : le mélange des cultures.

chez nous, pas de lignes monomaniaques de carottes ou de salades, on mélange un peu tout.
Logiquement ces mélanges sont censés répondre à des associations symbiotiques bénéfiques pour les plantes qui favorisent leur développement et évite d'avoir recours aux pesticides. Comme sur la photo jointe où le calendula est associé à la tomate par exemple.

Poussés à fond, ces associations sont parfois appelées "guildes" et prennent en compte tout un écosystème autour d'une plante choisie comme base et qui implique tout le végétal environnant, de la plante à l'arbre en passant par les arbustes en jouant sur les espaces horizontaux mais aussi les hauteurs et l’enracinement.

Mais je dois dire que l'on est pas très calés alors on y va un peu au feelling. On fait des tests ^_^. Pour l'instant rien à redire, tout fonctionne.

C'est aussi bénéfique pour la terre car toutes les plantes ne sont pas aussi demandeuses de certains éléments organiques que d'autres. Cela permet du coup de ne pas épuiser une terre en la bourrant de plantes voraces.

Cela s'associe normalement à une rotation des cultures et mises en jachère qui peut aussi donner lieu à des plans et des recherches vraiment poussées.

Là aussi, on a choisi de faire au feelling. C'est avant tout l'observation qui doit guider le jardinier. D'autant que les plantes réagiront différemment selon le type de sol, le climat, l'exposition, la végétation environnante. Tout un savoir à intégrer.

Bref, un jardin en permaculture est un engagement de longue haleine qui laisse le jardinier dans une position très humble. Contrairement aux méthodes classiques où l'Homme impose ses vues à la nature et la dompte par tous les moyens, nous avons bien compris que dans la voie que nous avons choisi, c'est elle la patronne et nous, jeunes padawans, devont surtout être à l'écoute de ses enseignements.

La suite next week !


lundi 7 août 2017

Fleur de L'une - Claire Arnould - La voie des 13 mères originelles

Comment vous partager ma -toute petite petite) expérience spirituel sans me perdre en route ?
J'ai choisi de tracer mes billets du lundi en suivant le chemin que j'ai moi-même suivi depuis le début de l'année, en m'arrêtant sur les rencontres, les sources qui m'ont "nourries".

Aujourd’hui - Fleur de L'une - Claire Arnould - La voie des 13 mères originelles

J'ai toujours été fascinée par les native americans (je profite de l'écrit pour employer cette formule qui passe très mal à l'oral et je l'abrège en NA). Et quand je dis toujours... toujours. J'ai des souvenirs très vifs de mon enfance sur ce point. Tout me happait : l'art, la culture, le mode de vie, leurs vêtements, leurs armes, leurs visages mêmes : tout. M’auriez vous emmener aux USA et je n'aurais pas mis un pied à Las fucking Vegas ou à Los Angeles, mais j'aurais rêver de voir les terres sacrées et de partager la vie d'un peuple de NA, de me rendre à Wounded Knees, etc. Mais cette fascination est toujours restée extérieure et "intellectuelle", un peu comme ma passion pour tout ce qui touche aux fées et autres créatures imaginaires. Il me paraissait impossible d'avoir accès à cette culture et donc de la faire entrer dans ma vie et même si mon cœur vibrait pour eux c'est resté en plan pendant longtemps (34 ans).

Comment je suis entrée dans la mailing list de Claire ? : ça restera un éternel mystère pour moi. Mais, peu après la naissance de Raoudi, je me mets à recevoir des mails de news venant d'une association vosgienne -Entre Ciel et Terre - qui proposait des choses à l’époque assez loin de mes considérations mais pas inintéressantes alors j'ai laissé couler. Et puis en octobre/novembre dernier cette association propose de vivre une hutte de sudation avec un Leader Spirituel KIOWA-PONCA, là, à deux pas de chez mes parents. J'hallucine totalement : mécommenèspossible ? A la limite je m'en fous, mon cœur s'emballe mais pour des raisons financières et par peur de passer pour une cinglée auprès de mon entourage, je ne ferais pas l'expérience. A regret.

Décembre/janvier arrivent, c'est la double période où je fais mon burn out et où je me plonge dans la lecture de "Danse avec les loups". Ce livre me happe, comme peu de livres dans ma vie et quand je le referme, inconsciemment, je rouvre la porte tant de fois ouverte. Je regrette d'avoir laisser tomber l'occasion encore plus. 2/3 semaines plus tard, je reçois une newsletter de Claire, l'instigatrice de Entre Ciel et Terre qui parle entre autres de retenter une hutte sudation mais avec de l'aide cette fois.
Ce coup-ci je fonce, je contacte Claire et sur un coup de tête je lui propose carrément de nous rencontrer.
Je ressors de cette rencontre avec de la lecture pour mes cercles de femmes, et surtout l'idée que si, je viens de rencontrer quelqu’un qui a intégré la spiritualité NA dans sa vie et que donc, c'est possible.
Par ce partage je découvre aussi la voie des 13 mères originelles. Après avoir un peu creusé la question, j'achète le livre, le commence avec énormément d'émotion, je plonge dans l'introduction, commence la première gardienne et.... je le referme. Parce que je sens bien que là, j'ai dans les mains non pas "juste" un livre mais une voie, une expérience, bref un truc GROS qu'il va me falloir vivre en conscience et m'y engager, je ne sais pas encore comment mais pas comme ça, à l’arrache.
Cette voie cumule à la fois ma reconnexion avec ma femme sauvage, ancestrale, naturelle et la spiritualité NA.
L’idée c’est de cheminer à travers 13 gardiennes et leur conte respectif qui symbolisent les aspects de notre féminité profonde pour se reconnecter à soi et à la « Vérité ».

Encore une fois, aucune "croyance" n'est requise pour faire l'expérience. Les 13 mères, c'est nous, elles sont en nous, c'est un chemin pour nous aider à nous épanouir et à nous connecter au monde en conscience.

Claire Arnould est donc transmettrice du conseil des anciennes des treizes lunes : elle propose si elle le peut un cycle annuel de partage de rites de cette voie :
(je parle chinois, c'est normal, Claire explique tout cela ici https://www.youtube.com/watch?v=OScH2dLSHJE&t=13s)
Elle a également co-créé avec Alice Debernard une version numérique et vidéo de partage autour de l’expérience de la voie des 13 mères pour les femmes qui ne peuvent pas vivre l'expérience en présentiel.

Elles ont toutes deux ouvert également une chaine youtube avec des vidéos annexes qui explicitent des concepts NA qui entrent dans l'expérience des 13 mères.
Je suis FAN. Non seulement c'est très intéressant mais Claire alimente les sujets avec des expériences personnelles qui sont extraordinaires !

Voici les liens à suivre pour ce partage du jour.
Le site personnel de Claire : http://clairearnould.com/
Le site de la voie des 13 mères par Claire et Alice : http://lavoiedes13meresoriginelles.com/
et le site d’Alice Debernard :http://www.alicedebernard.com/

lundi 31 juillet 2017

Faut-il consommer du lait ?

Petit 1) Est-ce normal et nécessaire de consommer du lait, (sous-entendu, toute notre vie et du lait d'animal) ?
Et bien, contrairement à ce que l'on a toujours voulu nous faire croire.... Non absolument pas.

De tous les produits honnis par les vegans, le lait est sûrement celui dont le bannissement est le plus justifié puisque sa consommation n'a rien de naturel.
Et finalement, il n'y a pas à chercher loin : si l'on regarde les autres mammifères, aucun d'entre eux, sauf peut-être cas exceptionnel qui mettrait la survie en jeu, ne consomme de lait - et encore moins celui d'un autre animal- une fois sevré du sein maternel. Certains animaux consomment des œufs, ou du miel et les carnivores mangent d'autres animaux mais jamais on a vu un bébé renard se nourrir au sein d'une louve pour le simple fait de se nourrir. Et on trouverait anormal qu'un animal adulte boive encore du lait.

C'est pourquoi quand un médecin vous dit qu'il faut arrêter l'allaitement parce que bon, ça va hein ? et qu'on passe au yaourt : d'un point de vue physiologique, ça n'a AUCUN sens !

Alors on nous a vendu le lait comme la source ultime du calcium, mais on sait aujourd'hui que le calcium se retrouve en quantité plus importante dans des aliments végétaux comme les amandes et autres bonnes choses listées sur la photo ci-dessous.

D'ailleurs le lait animal n'étant pas conçu pour nos estomac certaines personnes ne le digèrent pas bien voir en sont carrément allergiques. C'est notamment le cas des bébés et des personnes âgées dont le système digestif n'est pas assez costaud pour encaisser la digestion de cet aliment étranger à sa conception.














Petit 2) sur l'industrie du lait et ses conséquences sur la vie animale.

Beaucoup de personnes passent au végétarisme par respect pour la cause animale (entre autres raisons, il peut y en avoir d’autres comme la santé ou l’écologie).

C’est ce que je croyais aussi jusqu’à ce que je vois cette vidéo.


Alors je vous préviens : c’est bourré d’images -volontairement- trash. Je n’ai pas pu la regarder jusqu’au bout la première fois. (à savoir aussi que ça se passe aux States, mais de là à dire que certaines horreurs que l'on voit dans la vidéo, vu les récents scandales dans les abattoirs, n'arrivent jamais chez nous...)

Mais je vais vous faire un résumé. En fait, moi je pensais que pour avoir du lait animal, ça se passait comme ce qu’on nous apprend dans les livres pour enfants sur la ferme ; et en fait, dans l’immense majorité des cas :

- la femelle est inséminée artificiellement lors d’un procédé qui consiste à lui enfoncer un poing dans l’anus et à lui injecter le sperme à l’aide d’une sorte d’aiguille d’un mètre de long. Sperme qui a été collecté à l’aide d’un éjaculateur qu'on enfonce dans l"anus du mâle.

- ensuite quand son petit naît, on lui enlève. Si c’est une femelle, elle sera nourrie au biberon pour devenir une adulte laitière, si c’est un garçon, on le zigouille pour le manger. Exception faite du label élevé « sous la mère » mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est uniquement commercial. Je suis allée visiter le site de l’association du veau sous la mère, label rouge. L’association n’a que pour but de défendre les intérêts des éleveurs et il n’est question que de qualité de la viande. A aucun moment le respect de l’animal n’est mentionné.

- ensuite la femelle est traite plusieurs fois par jour avec des trayeuses électriques. A ce moment la vidéo explique que quand c’est vraiment intensif, cela provoque des lésions et infections à l’animal. Ce qui a de plus pour conséquence que l’on retrouve du pus et du sang dans le lait mais que ces molécules sont tolérées à différents niveau selon les pays.

- la durée de vie d’une vache élevée à ce rythme est de 3 contre 25 ans en nature.

- et quand l’animal ne produit plus assez, on la tue et on la mange.

- et dans les filières bio, c’est pareil. On évite le côté « batterie », nourriture OGM, et peut-être surcharge de traite, mais le reste est monnaie courante.

Donc en somme, l’industrie laitière fait partie intégrante de la filière viande. Elle n’en est qu’une sous-branche.

Elle en fait d’ailleurs parfois totalement partie, notamment en ce qui concerne le fromage. Le fromage se fait avec de la présure. Or, la présure est une enzyme digestive que l’on prélève dans l’estomac des jeunes animaux. Donc en fait, pour faire du fromage, on tue forcément un animal. Donc le fromage, ce n’est PAS un aliment végétarien. La seule alternative à la présure naturelle, c’est une enzyme chimique. Donc soit on tue, soit on mange malsain.

En fait, j’ai réalisé qu’il était pire de consommer des produits laitiers plutôt que de la viande. Parce qu’un animal élevé pour sa viande peut avoir une vie saine avant d’être abattu. Un animal exploité pour son lait aura une vie d’esclavage avant d’être mangé quand même.





Petit 3) sur les alternatives aux produits laitiers.

On aura bien compris que consommer des produits laitiers, au regard du respect animal, ça craint.
Mais alors que peut-on faire ?

1) Tenter de trouver des alternatives aux mauvais traitements.
On a cette chance pour le fromage de chèvre que nous achetons désormais chez Manu, un voisin de mes parents, ex-tatoueur reconverti qui traite ses chèvres à la main, les laisse vivre au grand air, pratique une insémination naturelle et qui ne produit du fromage qu’aux beaux jours puisqu’en hiver, il n’y a pas de lait. Il tue lui-même les chevreaux qui sont mangés (ça devient d’ailleurs de plus en plus difficile pour lui tant il s’attache à ses bêtes qui de sa bouche, sont d’une intelligence surprenante) (et il produit le meilleur fromage de chèvre du monde). Mais malgré tout, il y a des impondérables comme la présure. C’est d’ailleurs avec lui, qui a l’esprit très ouvert, y compris sur les régimes végé que j’ai parlé des alternatives à la présure.
Parce que, oui, malgré tout ce que je vous ai raconté, je consomme encore quelques produits laitiers, dont du fromage. Beaucoup moins qu’avant, mais il m’est difficile de m’en passer totalement.
Je n’ai pas toujours de bonnes raisons à vous soumettre. Parmi celles qui ne tiennent pas la route il y a :
- ça contient des opiacés ? Parait-il et ça rend accroc.
- autant on trouve des produits de remplacements pour presque tout : laits, yaourts, crèmes, etc. Autant pour le fromage….
- j’adore ça. Et autant j’ai réussi à vivre sans canard laqué ni saucisson aux noix sans trop de problèmes, autant la vie sans gratin et sans fondue savoyarde, malgré tout je n’y arrive pas.
Et d’autres qui me posent question et que j’aimerais soumettre à votre réflexion ici.

2) on peut choisir d’arrêter totalement la consommation de produits laitiers. Mais alors comment on compense ? Par des produits de substitution (qui ne sont d’ailleurs de « substitution » que si l’on considère que l’on doit remplacer le lait alors qu’en fait on est pas censé en consommer (voir petit 1), mais bref... ). D’ailleurs je vous renvoie aux articles de Charlie sur son blog qui traitent des alternatives aux produits laitiers.
C’est juste que…. Noix de cajou, noix de coco, soja, ou même banane et maïs (dont la maltodexterine aide à « gonfler » certains produits), comme beaucoup de produits prisés par les vegans, beaucoup de ces produits ne sont pas indigènes par chez nous. Cela implique donc :
-une importation et donc impact carbone
-ou que l’on en produise chez nous… avec tous les risques de bouleversement des écosystèmes que ça comporte.
Beaucoup de ces produits proviennent de pays dits « en voie de développement » ou autre appellation politiquement correcte qu’on voudra bien leur donner. Ça veut dire des pays dont on exploite les richesses abusivement et de façon totalement inégalitaire. Or je me rends compte qu’il est presque moins difficile de manger en s’assurant du respect de l’animal que celui de l’Être Humain. Qui a récolté ces produits, dans quelles conditions, pour quelle rémunération ? J’en sais rien. Au moins le paysan du coin, je peux savoir comment il bosse et comment il vit.
Et les animaux dits « de ferme » (encore une appellation qui n’a pas lieu d’être mais bref…). Si on arrête de les exploiter, on en fait quoi ? Parce que, depuis des millénaires que l’Homme a inventé l’agriculture animale, je suis pas sûre que si on relâche les moutons, les chèvres et les vaches dans la nature comme ça, ça se passera super bien. Ok ils n’ont rien à faire là mais c’est le même problème que les zoos : désormais les zoos participent à la sauvegarde d’animaux dont nous avons bouleversé les écosystèmes naturels ou qui sont « génocidés » dans leur état sauvage. Les condamner de manière simpliste en disant « c’est pas bien », ce serait ignorer tout le contexte dans lequel ils s’incluent.
Holistique, holistique.





Petit 4) bon alors on fait quoi au final ?

Ben j’en sais rien. A vous de voir. Déjà parce que donner des conseils ou des directives aux gens c’est pas mon genre, et encore moins des recettes toutes faites (y a plein de blogs qui font ça, allez-y plutôt).

Sur ce point, perso, j’ai pas trouvé LA réponse.
J’ai pas envie de participer aux horreurs de l’industrie agricole animale.
Et pourtant quand je parle avec Manu, je vois pas un tortionnaire, je vois pas un mec qui force mon irrespect
Et pourtant, j’arrive pas à me passer de frometon alors je suis quoi, une criminelle ?
Et je suis même convaincue que manger de la viande, c’est normal (je suis une végétarienne appréciée des omnivores en général) (je ne me considère plus comme végétarienne d’ailleurs, mais ne le dites pas à mes proches, ils ne comprendront plus rien).
Et pourtant en recherchant les bienfaits des produits végans dans leur composition, leur impact sur la santé, je suis de plus en plus convaincue de leurs bienfaits.
Et puis on peut privilégier des produits plus locaux (avoine, noisette, épeautre, châtaigne, amande)
Il paraît même que dans le Sud, la production d’amandier repart à la hausse alors qu’elle était tombée en désuétude. Ca peut avoir un impact positif sur l’économie locale.
Et pourtant mes produits vegans, suis-je certaine ils ne puent pas le sang et le pognon ?

On a foutu une zone pas possible dans l’ordre des choses, et je suis convaincue aujourd’hui que l’on ne peut pas s’attaquer à un seul problème sans s’attaquer au fonctionnement global de la société.

C’est comme l’éducation : vouloir changer l’école sans changer le système économique, c’est peine perdue. C’est mettre une rustine sur un pneu usé au lieu de changer le pneu.

Le véganisme sauvera-t-il la planète ? Je sais pas : mieux vaut une veste en peau de vache ou une veste en synthétique fabriquée en Chine ?

Alors je fais quoi ? Je ne mange que le fruit de ma cueillette et je pars chasser ma pitance ?

Je crois qu’il n’y a pas UNE réponse parfaite. Le monde n’est pas si simple.

Il faut choisir, comme on peut, en conscience.

Moi, mon but, c’est de participer à cet Eveil, à cette Conscience, en partageant avec vous mes éveils et mes prises de conscience personnelles.

Après, le choix vous appartient et on a chacun notre chemin, nos combats.

Alors j’attends vos retours, vos réactions, avec grand plaisir. Je vous offre ma réflexion, je recevrais la vôtre avec joie.


Ecologirl

#1

Sujet intime s'il en est mais ô combien important : la gestion de la fertilité et des cycles menstruels.

Ce serait très intéressant de vous proposer un exposé de sa gestion à travers les cultures et l'histoire mais je ne vais pas le faire. Je m'en tiens aujourd'hui à l' "ici et maintenant".

Comment gérer cette partie de notre vie de manière écologique ?
Le plus écologique, ce sont la fertilité consciente et le flux instinctif. Car oui, il est apparemment possible de gérer sa fertilité sans contraceptif, en conscience ainsi que son flux de sang pendant les règles.


Mais je dois bien avouer que je m'en tiens aujourd’hui à des pratiques plus matérialistes, en essayant toutefois de limiter mon impact sur l'environnement.
Cela fait donc quelques années que j'utilise une coupe menstruelle. Faite en silicone, elle s'insère dans le vagin comme un tampon et contient le flux sanguin que je vide aux toilettes ou sous la douche. Elle se lave et se réutilise indéfiniment. Ces coupes existent en général en plusieurs tailles selon que vous ayez déjà porté un enfant ou non.
Je dois dire que je ne peux pas imaginer revenir aux serviettes hygiéniques.
Cependant, il m'arrive d'en utiliser en complément de la coupe en cas de "débordements". Dans ce cas j'utilise des lavables qui s'avèrent être... des boosters de couches lavages pour bébé ! Auxquels du coup je donne une seconde vie. C'est à confort équivalent avec les serviettes classiques et bien qu'elles ne "collent" pas, je n'ai jamais eu de souci du moment que je porte un short en dessous d'une jupe par exemple.

Pour la contraception je suis désormais "équipée" d'un DUI au cuivre qui ne contient pas d'hormones.
Le DUI c'est un choix que j'aurais aimé pouvoir faire avant parce que franchement, ne plus avoir à penser à cette sacro sainte pilule, c'est le pied ! Beaucoup de praticiens ne permettent pas aux femmes d'en utiliser avant d'avoir eu des enfants. Ma sage-femme pose des DUI même chez des adolescentes sans aucun souci....
Merci les économies à la secu.
Plus d'emballages trimestriels (l'industrie pharmaceutique étant à mes yeux une des pires en la matière !)
Contrairement aux DUI hormonal il ne modifie pas les cycles naturels (même si l'idée de ne plus avoir de règles du tout c'était tentant pendant 10 secondes, je l'avoue)
Et plus d'hormones rejetées dans la nature par la voie de mon urine. #bonusswag !

Un DUI au cuivre est censé apporter des règles plus abondantes, douloureuses et longues. Les miennes sont en effet plus longues. Plus abondantes je ne sais pas, plus douloureuse, non. Donc je le vis divinement bien.
Il y a peut-être des contre-indications médicales dans certains cas mais que je ne connais pas, mon utérus se portant normalement bien. Un professionnel saura surement vous faire un bilan adéquat si l'aventure vous tente.









#2



Je suis comme (presque) toutes les femmes : j’adore les vêtements, les sapes, les fringues, les nippes.
Et bien que j'ai largement simplifié mon style vestimentaire avec la maternité, je reste une amoureuse des habits.
Et pourtant, je ne shoppe plus depuis presque 6 ans.
A une exception près, que j'ai regretté. J'ai dépensé à l'époque presque 200€ pour 5 vêtements et 3 foulards dont la moitié n'a quasiment pas été portée et dont j'ai passé mon temps à me demander comment ils avaient été fabriqués et à quel prix....
Et pourtant ma garde robe change tous les 6 mois et même si elle a (volontairement) diminué de moitié je vous assure que j'ai de quoi me mettre sur le dos.
Mon secret : le troc.
J'ai la chance qu'une association proche organise tous les 6 mois un troc de vêtements à deux pas de chez moi mais si ça n'existe pas par chez vous, ça s'organise facilement (à grande échelle ou simplement entre copines - le troc entre copines, c'est la BASE).
Le principe : le matin, nous apportons les vêtements/accessoires/chaussures dont nous voulons nous séparer. Chaque vêtements vaut un nombre de points qui sont additionnés et comptabilisés sur un ticket.
L'après midi nous pouvons reprendre un nombre de vêtements/accessoires/chaussures équivalent au nombre de points que nous avons donné. Du coup je renouvelle ma garde robe au gré de mes envies/besoins avec un stock de fringues permanent.
Gratuit, écologique, équitable, et solidaire puisque ce qui n'est pas repris est donné à une association humanitaire.
J'ajoute que mes enfants sont également sapés 100% récup.
Évidemment, ce sont des vêtements faits par "des petits chinois" quand même. Et ils sont fabriqués en matériaux peu écologiques. Mais au moins il resservent, et ils ne viennent pas augmenter la poubelle mondiale. Et c'est gratuit.
Il m'est arrivé aussi de "shopper" chez Emmaüs, avec les mêmes avantages sauf que j'ai du donné quelques deniers (et pour 40€ j'avais 6 vêtements et deux paires de chaussures cette fois).
il reste aussi le 100% made in France en matériaux écologiques. Plus cher, mais au moins ce que l'on achète n'est pas le résultat d'un achat compulsif qui nous aura passé dans les trois jours.

https://www.facebook.com/HuffPostQuebec/videos/1183332935088507/ 


#3

Les cosmétiques.

En voilà une industrie qu'elle est pas belle (contrairement à ce qu'elle est censé faire de nous) ! Produits pétro-chimiques, produits nocifs, tests sur les animaux, et j'en passe... Houlà !

Et pourtant, il semble difficile de s'en passer justement.
Je suis toujours surprise en constatant que les ateliers de produits fait-maison que je vois passer sont à presque 50% dédiés aux cosmétiques (je dirais un tiers pour les produits ménagers et le reste pour la fabrication d'outils "zero déchets" genre sac et tawashi, mais ça prend de l'ampleur).

Ma solution a été assez radicale je dois dire. Je n'en utilise -presque- plus.

J'avoue que j'ai deux facilités,
- je DETESTE le démaquillage, donc faire le choix de ne plus avoir à m'infliger ça au quotidien c'était arrangeant.
- j'ai fini par trouver que le maquillage ne m’embellissait pas forcément.

Ou peut-être que j'ai juste appris à m'aimer comme je suis.

Ça en tous cas c'est sûr : aujourd'hui je m'assume comme je suis, sans artifices. C'est le bénéfice collatéral.
Il me reste aujourd'hui : un mascara, un blush, une crème au calendula et HE de géranium bourbon qui sert à toutes la famille et c'est tout.

Alors oui, on voit mes cernes et mes rides naissantes, mes imperfections de peau (peau acnéique donc elles sont nombreuses mais je n'en suis pas défigurée pour autant).
Mais vous savez quoi, je me suis regardée dans la glace en partant au travail ce matin sans rien sur la figure et je me suis dit : "Tu es très bien comme tu es".

Alors, encore une fois, je n'incite ni n'invite personne à faire le même choix que moi. Je partage mon chemin à mouah.
Mais cela ma permet de rappeler que les produits les plus écolo sont toujours ceux que l'on ne consomme pas.





Nouvel ami anti-gaspi

Aujourd'hui : Anti-gaspi alimentaire.

N'étant pas douée pour les conserves, les bacs à glaçons, sont mes nouveaux alliés en la matière. De plus, les conserves sont moins énergivores, mais la cuisson des aliments dézingue encore plus le peu de vitamines et autres bienfaits qui restent dans nos aliments.
Idéal pour congeler des herbes fraîches, des coulis fait maison, des fruits frais pour les glaces minutes, des pestos, ou comme ici des restes de bouillons.
Avant je m'embêtais à congeler, puis tout remettre dans des bocaux en verre. Finalement j'ai fait une razzia de bacs à glaçons chez Emmaüs pour trois francs six sous et je laisse tout en bac : plus simple, rapide, et en les empilant je gagne de la place au congélateur.
Besoin de mettre du pep's dans un plat ? Zou, je dégoupille un ou plusieurs glaçons et c'est parti !

Personnellement j'adore la cuisine au bouillon, et je trouvais toujours dommage de jeter des "eaux de cuisson" qui sont gorgées de goût (sans parler du gâchis d'eau). Ça se réutilise très bien,... en bouillon, pour parfumer une eau de cuisson ou une sauce ou une soupe.
L'eau de cuisson des pâtes c'est pas génial, mais sur la photo, j'ai gagné un délicieux bouillon de lentilles, aromates et algue kombu qui fera mon bonheur avec quelques nouilles soba.

Les "combos cuisine" c'est devenu mon arme pour bien manger sans se prendre la tête.
Râper des légumes pour en faire une salade, transformer le reste en achar et le reste de reste en galette ou en soupe. Faire un tian de légumes, recycler le reste pour agrémenter un burger, utiliser le reste de reste pour une poêlée ou un gratin. Etc. Mes préparations ont souvent plusieurs vies.
Gain de temps et diminution du gaspillage alimentaire.










Fait maison dans la salle de bain

#1

Vidage de carte photo oblige, j'ai envie de vous parler écologie.

Je vous propose ces prochains jours de partager quelques petits "trucs" que nous appliquons à la maison.

Je commence par une photo-devinette. Que contiennent ces pots ??




Nos DENTIFRICES !

Le mien je le fais moi-même dans une version détournée de la recette proposée par la bienveillance en famille.
Huile de coco fondue dans laquelle j'ajoute un peu d'argile ventilée (parce que j'en avais déjà sans savoir quoi en faire, j'en mets peu car il parait que c'est assez abrasif) + huiles essentielles (ici tea tree et lavande, idem, parce que j'en avais déjà). Je frotte la brosse à dent dessus et roule Mimile !
C'est on ne peut plus simple.
Voilà un dentifrice sans produits nocifs, avec emballage réutilisable et sans fluor (qui, à l'instar des vaccins est un produits qui a ses adeptes dans le monde médical et ses détracteurs).

Celui de Minimog, je l'ai acheté dans une épicerie en vrac. Je pensais qu'après avoir eu l'habitude des dentifrices colorés et hyper odorants, mon dentifrice peu glamour aurait peu de succès auprès d'elle, j'ai donc acheté un dentifrice qui sent tout bon en attendant de trouver ma propre recette. Elle adore. Il est cher pour être honnête (presque 10€!) mais on en utilise très peu et elle l'adore !

J'ai la chance d'avoir une dentition impeccable alors je peux me permettre ce genre d'expérience. Je vais tester pendant plusieurs mois avant de faire un check up chez le dentiste. Je vous dirais si mes dents sont tombées ou pas.



#2

Salle de bain toujours, hier j'ai fait l'achat de brosse à dents à tête rechargeable.
Parce que oui, pourquoi jeter toute la brosse alors que seuls les poils s'usent ?
Il existe plusieurs sortes de brosses à dents écolo : certaines sont compostables, d'autres permettent de de ne changer que la tête, voir seulement la partie "poilue" et certaines font les deux (tête interchangeable Et compostables).

Les miennes sont en plastique et poils de porc (donc non vegan) mais c'était le seul modèle disponible au magasin et j'avoue que le prix était plus attractif que les brosses à dents en bambou par exemple. Mais sachez que ça existe.