jeudi 16 novembre 2017

Les étapes du changement vers la bienveillance

Article théorique aujourd'hui.

De mon expérience personnelle, lorsque l'on choisi de cheminer pour introduire plus de conscience et de bienveillance dans notre vie, cela suscite des changements.
Et je remarque que le plus souvent, le plus difficile est de vivre, d'intégrer, de traverser ces-dits changements qui nous sortent de notre zone de confort, nous plongent dans l'inconnu et nous forcent à remettre pas mal de choses en question.

J'ai donc pensé que de conscientiser les différentes étapes de ce type de cheminement pourrait aider certaines personnes à mieux les traverser. Vous me direz si oui ou non ça vous aura aidé.
J'applique mes exemples ici principalement à la bienveillance éducative et à l'écologie mais si j'ai bien pensé, ça devrait marcher pour tout.


 Voici ce que je discerne :

Étape 1 : Prendre conscience :

Prendre conscience c'est la base. On ne décide pas du jour au lendemain de changer sa façon de vivre sur la base de rien. C'est que quelque chose à un moment donné a fait "tilt" et qu'on s'est mis à voir les choses sous un autre angle.
Ça peut venir très vite. Il nous aura suffit à Charlie et moi d'un seul film pour envisager l'unschooling comme une solution extrêmement attrayante pour permettre à nos enfants de s'instruire....
Comme ça peut prendre du temps. Personnellement ma conscience écologique ne cesse de s'alimenter depuis que j'ai 6/7 ans.   

Étape 2 : décider d'agir / l'intention

C'est ce qui va nous faire passer du discours à l'action.
Beaucoup de personnes restent à l'étape 1. Ils ont pris conscience de quelque chose mais finalement pas suffisamment pour décider d'agir. Ça reste au stade du discours.
Personnellement je suis restée dans cette zone très longtemps. Jusqu'au jour où je suis devenue maman en fait et que j'ai pris conscience que l'exemplarité était le pilier de l'éducation. Cela m'a permis de voir ma vie en face et de prendre conscience que je parlais beaucoup, je pensais beaucoup, je descendais beaucoup dans la rue, mais qu'en fait sur le terrain de mon quotidien il n'y avait pas grand chose de raccord avec tout ça.
C'est la naissance de ma fille qui m'a fait passer à l'étape 2 et cela a donné un coup de boost phénoménal à notre démarche. J'ai posé une intention et par-là même, je me suis mise - réellement- en marche (pitié ne faites pas d'amalgame avec le slogan de la raclure de bidet qui nous sert de président) au lieu d'attendre simplement que les occasions viennent d'elles-mêmes.

Cette étape pour moi c'est la plus importante et pourtant, c'est celle que l'on conscientise le moins.

Étape 3 : s'informer

Vouloir faire mieux c'est bien mais comment et pourquoi, c'est là qu'on va avoir besoin de s'informer.
En éducation bienveillante par exemple c'est chercher à comprendre comment fonctionne le cerveau d'un enfant, sa gestion des émotions, ses processus d'apprentissages innés, comment notre vécu d'enfant -réglé ou non- influence notre parentalité, pourquoi dire non à la violence physique et verbale, quel impact elle a sur l'enfant et son développement psychique à court et long terme, quel bilan sur la question de l'autorité : existe-t-il une seule forme d'autorité, etc, etc, etc.
En écologie ce sera de chercher à comprendre quel impact notre consommation à sur l'environnement, comment fonctionne les circuits de production, les enjeux sous-jacents, à l'échelle locale, mondiale, quel bilan tire-t-on de l'état des lieux actuel, etc, etc, etc.

En fait cette étape est transversale : elle peut être source de prise de conscience (étape 1), et on l'alimente sans cesse. C'est cette étape qui va impulser et nourrir les divers chemins que l'on va emprunter.
C'est elle aussi qui nous fait avaler des tonnes de livres, de blogs, de documentaires. Au début c'est d'ailleurs une étape qui peut devenir assez intense et nous rendre un peu obsessionnel. L'information appelle l'information et ce sont parfois des univers qui s'ouvrent à nous. On en devient boulimique.
Ou à l'inverse, découragé et gavé devant la montagne qui se dessine peu à peu.

C'est aussi lors de cette étape que l'on a tendance à vouloir diffuser la bonne parole à tour de bras, fort de toutes les informations que nous avons fraichement acquises - de manière théorique.
On vient d'acquérir un savoir révolutionnaire, on aimerait que le monde entier ait ce même savoir.

Étape 4 : s'outiller

Vous savez qu'il faut changer, vous savez pourquoi, mais vous ne savez pas comment. C'est là qu'intervient la recherche d'outils : Faber et Mazlich, la CNV dans son ensemble, la discipline positive, les pédagogies actives, le zéro dechet, la consomm'acting, le recyclage, la permaculture, etc, etc, etc.
 
En matière de bienveillance parentale, je connais des personnes qui s'arrêtent à cette étape parce que pour eux, ouvrir un livre qui vous explique comment faire, ça leur parait être du formatage. Ils veulent rester authentiques, faire comme ils le sentent, s'écouter.
J'ai tendance à penser -mais ça n'engage que moi- que c'est un faux débat. Autant alors ne rien  apprendre sur rien pour rester authentique. Pourquoi on s'infirmerait sur tous les sujets sauf sur celui-ci ?
Etre parent, c'est comme le reste, ça s'apprend. Sauf qu'avant ça s'apprenait par l'expérience, parce que les personnes vivaient en famille ou en communauté et que les anciens transmettaient aux plus jeunes. Aujourd'hui ce cycle est rompu, alors on passe par d'autres biais. On doit devenir acteur de notre formation qui n'est plus ritualisée.
Mais de ce que l'on apprend, on est libre de prendre ce qu'on veut, de laisser ce qui ne nous parle pas et pour moi il n'y a aucune atteinte à l'authenticité. Dire le contraire ce serait oublier la dernière étape.

Étape 5 : concrétiser 

On a tout notre bagage, notre valise est prête mais à ce stade, on a encore rien posé de concret dans notre quotidien. C'est à ce moment qu'on va le faire.
Sauf qu'on ne va pas juste appliquer les leçons apprises. On va devoir jongler avec notre histoire, notre héritage, nos enfants, notre contexte de vie, notre conjoint, nos forces, nos faiblesses, notre personnalité, nos peurs, notre entourage, nos soutiens, nos barrières, etc, etc, etc.

C'est à ce moment qu'on va butter sur le "pourquoi chez nous ça ne marche pas" et reprendre le schéma depuis l'étape 1.

C'est à ce moment que dans tout notre bagage, de toutes les solutions qui s'offrent à nous, nous prenons ce qui nous correspond le mieux.
Exemples : dans ma volonté de mettre de la bienveillance dans ma salle de bain, j'ai fait le choix de me passer de tout un tas de chose, surtout au niveau maquillage et produits de beauté.
Pour certaines personnes, ça, ce n'est pas envisageable. Peut-être qu'elles se sentent mieux quand elles se pomponnent, que c'est important pour elles, pour prendre soin d'elles, que ça fait partie intégrante de leur bien être. Et c'est tout à fait acceptable. Peut-être même qu'elles en ont fait leur métier. Du coup leur solution sera peut-être de se passionner pour les cosmétiques fait maison à base de produits naturels. 
Pour ma maison je mise sur le "seconde main" et la récup. Certaines personnes veulent du neuf : si elles en ont les moyens (c'est souvent le cas), elles achèteront dans des circuits courts, éthiques et des matières saines.
Les pédagogies actives à la maison, j'ai tenté et j'ai pas pris. Je n'en suis pas une mère moins bonne que celle qui IEF en Montessori. 

C'est là que la notion que "il faut faire comme ci ou ça", tombe en désuétude. Et que par conséquent, le discours de la culpabilité n'a plus lieu d'être. Pas celle que l'on voudrait nous faire soi disant ressentir, mais celle que l'on s'inflige nous-mêmes.
Parce que derrière les "moi la parentalité bienveillance, ça me saoule" ou les "Tout ces vegans/féministes/mangeurs de grains/hippies qui nous font la morale...", n'y-a-t-il pas avant tout un "je ferais bien comme eux mais je n'y arrive pas".
Je n'y arrive pas peut-être parce que j'ai juste sauté une étape. 

D’où l’intérêt pour moi de vous aider ici à les conscientiser...

jeudi 19 octobre 2017

Une semaine de petits bonheurs dans une vie simple (#1 ?)

L'avantage d'un blog c'est que l'on écrit pas seulement pour apporter quelque chose à d'autres, souvent cela nous apporte quelque chose à nous.
Mon dernier article "parentalité" m'a aidé à lâché prise sur tous les points énergivores de ma vie pour me re(-con)centrer sur ma vie avec mes enfants. 
La chose essentielle que j'ai faite c'est de reprendre mon appareil photo. 
J'ai parfois le sentiment que de vouloir capter / enregistrer les choses nous fait passer à côté de la vraie vie. Comme toutes ces personnes qui, dans un concert, se précipitent sur leur téléphone portable pour filmer au lieu de juste profiter du groupe qui est là... en live.
Mais finalement, reprendre mon appareil m'a aidé à rechercher toutes les belles choses qui font ma vie ; à en prendre conscience. Parfois même à les provoquer inconsciemment.

J'ai pu regarder ma vie aujourd'hui, mes enfants... Et je me suis dit : "Mince, c'est la vie dont je rêvais pour eux !". Grandir en liberté, dans la nature, une vie ponctuée de joies simples, intemporelles. 
Ce constat m'a tellement fait du bien : "No Stress Maman'dala, tu y arrives, tu y ES". Carpe diem.
Du coup j'ai envie de le partager avec vous.  

Quelques rétros bonheurs des semaines passées.

Mon fils a sa propre chambre ! Il dort toujours avec nous mais c'est un pas en avant vers son autonomie et sa vie de petit garçon. Elle a été aménagée avec les moyens du bord mais elle est déjà bien remplie et possède, je trouve, un semblant d'ambiance sympa.




La Super-culotte de ma fille, que j'avais partagé sur facebook et que je remets ici pour les non facebookiens vu que ça n'a visiblement pas fait marrer que moi. ^_^
Merci ma fille.


L'automne s'invite dans mes fils...
Merci Claire des Bruyères



Samedi 

Le matin c'est le cœur un peu lourd que je vais rendre visite à mon grand-père pour la dernière fois. L'occasion de lui dire à quel point il a compté dans ma vie, de partager des souvenirs, d'être présente dans le contact avec lui qui ne peut plus ni bouger, ni parler (merci l'hapto !), de prier avec lui qui est si croyant (des années que je n'avais récité un "Je vous salue Marie", ouf ! Je m'en rappelle encore). Je n'ai jamais mis autant de cœur dans cette prière. Merci la vie de m'avoir permis de connaître ce moment.

L'après midi, pendant qu'un ami aide mon homme au jardin nous gardons son fils. Nous partons en promenade pour profiter du soleil radieux. L'occasion pour les enfants de faire des batailles de feuilles en riant, de courir, de grimper aux arbres, de cueillir les fruits tombés. Et l'occasion pour moi de les regarder le sourire aux lèvres en admirant tranquillement les couleurs de l'automne dans cette lumière magnifique.  
Merci dame Nature pour ce temps incroyablement radieux.





 "Maman, on a faim !" "Oui allez, on va rentrer, il doit pas être loin de 16h".
Arrivés à la maison : 17h30 ! Whouah ! C'est passé vite ! 

Goûter improvisé aux saveurs de saison.
Merci Mère Nature pour tes richesses.

Dimanche 

Atelier "déco d'automne" avec l'Arbre à Noyaux. 




Le premier atelier depuis longtemps et l'occasion pour moi de faire enfin une déco de saison.
C'est un succès fou, nous accueillons plein de nouvelles personnes et certaines familles connues et aimées sont aussi présentes, dont certaines que l'on a pas vu depuis longtemps ! 
C'est d'ailleurs trop pour moi et mon fils. Les foules, ça ne nous met pas à l'aise. Du coup nous restons en retrait et je profite de l'après midi avec mon fiston.... Sans faire de déco ^_^
Autour de nous les parents et les grands enfants bricolent  

 Les plus jeunes profitent de la nature librement

Nous finissons par un goûter partagé. L'ambiance est parfaite, personne ne veut repartir, surtout pas ma fille.

Merci Charlie !

Le soir ma maman qui elle aussi a dit au revoir à son père (il mourra le lendemain matin), vient prendre une dose de soleil auprès de ses "petites bouilles". Je ne me lasserai jamais je crois de ces moments d'échange grands-parents petits-enfants. 
Voir mes parents aussi heureux, enfin débarrassés de la pression de leur rôle d'éducateur qui avait mis tant de violence dans notre vie. Sentir tout l'amour qui passent entre eux. 
C'est un tableau qui me met en joie. 
Merci maman. Merci les enfants.



Petit bonheur permanent

J'habite ici.
Merci la vie.


Et vous, c'est quoi vos petits bonheurs de cette semaine ? 

lundi 16 octobre 2017

Zéro Déchet : j'ai testé pour vous.... Day by day

Day by day c'est une franchise d’épicerie de proximité qui propose uniquement des produits en vrac.
Le principe, vous venez avec vos contenants que vous remplissez avec vos p'tites mains (et des pelles) et comme ça vous n'avez plus d'emballages.

Quand l'épicerie a ouvert autant vous dire que j'y ai foncé. Enfin j'allais pouvoir mettre un coup de boost à la réduction de mes déchets !
Après plusieurs mois, qu'en est-il de mon expérience ?

Les + 
- Et ben.... pas d'emballages ! Et ça c'est un super plus + quand même !
- on gère ses quantités. Ce que j'apprécie moi, c'est que du coup ça rentre pile poil dans mes bocaux (j'ai pas un reste de sachet qui traîne à côté, je déteste ça) et ça évite d'avoir des stocks pour tenir un siège de 6 ans.
- l’épicerie est bien achalandée et les nouveaux produits affluent. Produits alimentaires secs (riz, pâtes, graines en tout genre), huiles, vinaigres, vins, thés, café (en grains, à moudre sur place selon la machine que l'on possède à la maison sivouplé !), produits d'hygiène, entretien, cosmétiques, savonnerie, farines, sucres, chocolaterie et confiserie, jusqu'aux croquettes pour chat. A chaque fois que j'y passe, je découvre d'autres choses et petit à petit je réduit les zones d'emballages de ma maison. On attend avec impatience les rouleaux de papier WC
- Ambiance petit commerce. Le vendeur est très sympa, on discute, on échange, parfois même entre clients. Ça change du "Bonjour/bip/bip" à la caisse des supermarchés.
- non seulement c'est (presque) Zéro Déchet mais en plus globalement les produits sont de qualités et fabriqués sans trop de produits toxiques (voire sans produits toxiques du tout). En tous cas toutes les compositions sont indiquées.

Les - 
- il n'y a pas de produits frais hormis des œufs. Donc dans l'alimentaire, l'impact zéro déchet est limité.
- on est obligé d'acheter les primo-emballages des produits d'entretien ... Et ils sont en plastique. :-(. Même pour le vinaigre blanc.
- Ça reste une franchise qui travaille avec de gros fournisseurs et qui ne va pas faire marcher le local. Du coup je tanne ma ferme bio pour qu'elle se mette au vrac. Ce qu'ils essayent de faire.
- Ça manque parfois de bio sur certains produits. A ce sujet, l'étiquetage est très visible : orange pour le non bio et vert pour le bio. Le souci c'est que parfois l’alternative bio n'existe pas.
- certains produits sont conditionnés en gros volume mais dans du plastique. Du coup le bicarbonate je l'achète en magasin bio où l'emballage est un papier. Idem pour l'huile d'olive qu'une obscure réglementation interdit de vendre en vrac apparemment et qui est vendue en cubi. Du coup je reste aux bouteilles en verre. C'est le cas d'une minorité de produits mais c'est dommage.

Les - mais...
- Comment sont conditionnés les produits à la base ? Les liquides sont livrés au magasin en très gros bidons mais globalement, les produits arrivent emballés et en cartons moyens pour certains. Après discussion avec le vendeur, sur Paris, les épicerie renvoient à la centrale directement les contenants du magasin pour qu'ils soient remplis : donc zéro emballage entre les deux. ils sont en test pour essayer d'étendre ça à la province.
- C'est plus cher. On a beau dire "le prix des emballages en moins", "je ne prend que ce que je consomme". Je paye mes courses plus cher qu'en supermarché. Après comme dit plus haut, la qualité est aussi plus élevée. Et je dois avouer que parfois après coup je relativise :
  > le vinaigre blanc à 3€ le litre ! 3€ le litre ! Je le touche à 0.60€ en supermarché !! Il est fait avec du bourbon ou quoi ??? --> non mais c'est du vinaigre à 14° contre 6° habituellement. Autrement dit je peux en utiliser deux fois moins. Ça me ramène à 1.30€ le litre. Ça reste beaucoup plus cher qu'en supermarché mais c'est moins violent...
  > Les croquettes pour chat à 10.50€ du kg. Ça, ça fait mal. Bah oui mais ce sont des PROPLAN. Vous savez, celles qu'on trouve chez les vétos et que je n'ai jamais acheté parce que "Sérieux ! C'est quoi ces prix !?" Bon, mes chats mangeront mieux (chats de riches va!) et surtout ils en mangent moins que quand c'était des Friskies. Ça reste super cher comparé à mon ancienne dépense mais....
  > Et je vous parlerai de la brosse à dent en bois dans un autre article ;-) 
  > de manière générale, comme l’épicerie s'en tient à l'essentiel, on est aussi beaucoup moins tentés par des achats compulsifs dispensables que dans un supermarché. 



Ça peut semblait faire pas mal de - et peu de + mais c'est surtout parce qu'il reste quelques points à affiners dans un concept globalement super intéressant et qui semble évoluer constamment.
Pour ma part en tous cas je suis une cliente assidue et entre ça et Carrefour ou Leclerc mon choix est fait. 


La charge mentale - le retour

J'ai dit que j'avais rédigé mon dernier article sur la charge mentale suite à une autre BD d'Emma. Je lui avais même envoyé pour lui "donner du baume au cœur".
En le relisant, je me suis rendue compte qu'en fait, j'avais écrit un article exactement sur le modèle de ceux qui l'avaient chagriné.
J'écrivais un article pour les femmes en expliquant ce que J'avais fait pour m'aider moi-même et encore, j'écrivais même que j'avais participé à ma propre situation et que j'en étais donc responsable.
Autant dire que si elle a lu mon article, la pauvre Emma a du s'étrangler.

Quand j'ai réalisé cela, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser les choses en plan.
Disons que je me sens obligée de replacer mon article dans un contexte de pensée plus large.

Donc....


Soyons claires : ce qu'une femme subit d'injustice et d'inégalité au quotidien : à la maison, dans la rue, au travail, partout

CE    N'EST     PAAAAAS    NORMAL !

Ni acceptable ni justifiable ni rien du tout.

Et NON, on a pas demandé à ce que ce soit ainsi et OUI on le subit et OUI, il faudrait que les pouvoirs publics s'en mêlent vraiment et que les hommes aussi (accessoirement). Car oui :

C'est d'abord aux HOMMES de changer et pas à nous de nous adapter. 

 
Oui et re-oui !!


Maaaaiiiiiiiisssss.
(bah oui j'ai deux "mais).

Le premier "mais" porte sur la responsabilité des femmes.
Quand je dis "responsable", je ne dis pas que la situation est de notre faute. J'entends la responsabilité comme je l'avais abordé dans un précédent article

"En fait, de responsabilité, il faut entendre que nous ne contrôlons certes pas tout ce qui nous arrive mais que nous avons toujours une part de responsabilité dans la façon dont nous le vivons. 
C'est un message vraiment, vraiment important parce qu'il place la personne dans une position d'acteur de sa vie et non de victime permanente. 
Prendre conscience de cela donne de l'espoir mais nous oblige aussi à nous prendre en main, à ne pas se poser en victime et à ne pas se contenter d'accuser le sort et à attendre que tout nous tombe dessus. "

Article que je vous invite à (re)lire si vous voulez vraiment comprendre comment j'entends la chose.

Ce qui m'amène au deuxième "mais". 
A bien regarder, la plupart (toutes ?) des injustices depuis l'Histoire de l'Humanité ont été combattues par le soulèvement des victimes et pas par une prise de conscience des bourreaux.

Petit exercice des grandes figures qui vous viennent à l'esprit si je parle de :
- L'apartheid : Nelson Mandela (noir)
- l'indépendance de l'Inde : Gandhi (indien)
- le Tibet : le Dalaï-Lama (tibétain)
- la communauté afro-américaine : Malcom X, Luther King (noirs)
- l'empirisme romain : Vercingétorix (gaulois)
- le nazisme : la résistance, Jean Moulin, De Gaulle, Churchill (non nazis)
- la réduction des inégalités hommes/femmes : les suffragettes, le MLF, Simone de Beauvoir, Simone Veil, pour les grands classiques des années noir et blanc. Qu'il me soit permis d'ajouter Julie Victoire Daubié (beaucoup trop méconnue !). Bon y a bien une chanson de Renaud et de quelques autres par-ci par là mais, pas moult hommes. (Je ne dis pas qu'il n'y en a pas des hommes féministes ! Dieu Merci, il y en a : au point que récemment c'est une équipe d'hommes qui a j'en suis sûre, appris un paquet de choses sur leur propre clitoris à tout un tas de femmes)

Etc. Bref vous voyez où je veux en venir.
Le seul exemple qui me vient à l'esprit (sans trop réfléchir et sans faire de recherches poussées) de cas où les bourreaux se sont penchés sur le cas de leurs victimes c'est le Treizième amendement de la Constitution des États-Unis qui a abolit l'esclavagisme dans le pays, constitution qui à ma connaissance n'a été rédigée que par des blancs.

Conclusion : on a que deux options : 
- attendre que les pouvoirs publics, la pub, les Hommes, le cinéma, les médias prennent conscience des inégalités hommes/femmes et fassent bouger les choses 
ou - prendre les choses en main à notre niveau.

C'est un mouvement qui selon moi caractérise une partie de notre société : cet "individualisme engagé" ou "engagement individuel" plutôt, qui consiste à prendre conscience que la révolution commence par nous-mêmes et à amorcer dans nos vies les changements que l'on veut voir dans notre société. 
Si vous attendez que les pouvoirs publics et les grands acteurs du capitalisme agissent pour sauver notre planète du désastre vous pouvez toujours attendre longtemps. 
Alors c'est vrai que c'est usant. Ce sont toujours les mêmes qui prennent sur eux pour amorcer le changement, dans l'écologie, dans l'éducation, dans les inégalités raciales, sexistes, spécistes, etc. Contre vent et marées, contre l'opinion des autres (parfois au sein même de notre famille) et au prix de notre énergie.
Oui ça aussi c'est pas juste

Mais si on veut que le monde avance. A-t-on le choix ? 

Mon homme, je l'aime. Il est plein de défaut, comme moi, mais j'ai pas envie de vivre sans lui. Il n'est peut-être pas un parangon d'égalité dans mon foyer mais il en fait déjà beaucoup. Et puis aussi il croit en moi, il me soutient, me fait confiance, me fait rire, il supporte mes lubies de bobo illuminée idéaliste, parfois même (souvent) il m'aide à les réaliser.
Mais j'ai pas non plus envie d'attendre qu'il atteigne l'illumination pour réclamer l'égalité dans ma famille. 
Alors oui, j'en suis réduite à vous témoigner de comment moi je grignote les inégalités que je subis. Comment je me bataille, comment je bidouille au quotidien. 
(Comment je fais aussi super attention à la façon dont j'éduque mon fils et ma fille !)
Mais oui, c'est pas juste.


jeudi 12 octobre 2017

Se reconnecter aux enfants dans un quotidien débordé.

Je faisais le bilan il y a peu de mon lâcher prise sur l'éducation bienveillante avec des devoirs à faire notamment :
- en matière de communication bienveillant et de gestion de la fratrie : je m'en sors pas mal et je m'attaque au papa.
- en temps passé avec mes enfants :........ Je plaide coupable.

Grosse prise de conscience dimanche dernier : pas de sortie de prévue, c'est une journée à la maison. Mon mari souffre d'une rage de dents et j'ai mes lunes (super impactant niveau fatigue). nous avons "plein de choses à faire" et zéro motivation. Notre solution ? Les enfants auront consommé l'équivalent de la dose télé hebdomadaire en une journée : matin après-midi et soir (je vous dis pas la galère pour les coucher après ça....) et je réalise avec inquiétude que j'ai passé la journée à me demander comment j'allais les occuper.

Hou ! Que je n'aime pas cette phrase là : "Comment je vais les occuper ?".
Pour moi elle traduit qu'il y a une rupture dans "l’harmonie familiale".
Comment vous expliquer ça simplement ?
1 : ça sous entend que j'ai envie de me débarrasser d'eux et/ ou que je n'ai pas super envie de passer du temps avec eux.
2 : ça sous entend qu'ils ne s'occupent pas tout seul. Parce que oui, je ne sais pas si j'ai raison mais, je me dis que dans d'autres cultures on ne se demande pas comment on va "occuper ses enfants" : ils vivent leur vie, point. 

Je n'ai pas aimé ce dimanche, je n'aime pas avoir le sentiment qu'il me faut traverser ces journées avec mes enfants comme une épreuve à endurer. Et pourtant à bien y réfléchir, ça fait un bout de temps que ça dure.



A vraiment bien y réfléchir, c'est devenu assez récurrent depuis mon entrée dans le minimalisme et le zéro déchet.
Je vous disais que mon passage par la case Pichon m'avait surboosté au niveau motivation pour faire entrer l'écologie dans notre quotidien. C'est même plus que ça en fait c'est que je ne supporte plus l'idée de participer à ce génocide en règle que nous faisons subir à la planète.
Sauf que motivée ou pas, ça me prend du temps.

Partons d'un truc tout bête :  les courses : je ne mets presque plus un orteil au supermarché et je ne ferais marche arrière pour rien au monde mais ça avait au moins l'avantage de me faire faire mes courses à un seul endroit ! Mieux même, je faisais des Drive hors heures de pointes (pendant ma pause de midi) tous les 15 jours + un arrêt chez Grand frais pour les légumes et une fois par mois un stop au magasin bio pour l'entretien de la maison.

Aujourd'hui mes courses sont devenues hebdomadaires : le jeudi entre midi je pars à vélo (écolo-écolo - attation !) acheter ce qu'il faut à l'épicerie sans emballages (article la semaine prochaine -promis, il est déjà rédigé ^_^), le vendredi entre midi je vais à la ferme bio où Charlie travaille pour acheter nos légumes. Mon mari se coltine le supermarché pour ce que nous achetons encore là-bas.

Du coup nous n'avons plus rien de tout prêt à manger. Donc tous les soirs il faut cuisiner (pas juste "faire à manger" .... cuisiner) .
En plus nous avons changé notre alimentation et on se végétarise voire véganise de plus en plus. Il faut donc penser les menus dans une alimentation pour laquelle nous avons peu de repères.
Le fait que j'essaye de faire moi-même tous les goûters des gamins ça m'a achevé.

Ajoutez à cela le fait que je travaille et que je suis TOUJOURS en train de vider ma maison !! Mais quand est-ce que ça va s'arrêter !!!
Ben oui, chaque fois qu'on change d'habitude on se débarrasse de certaines choses ou on se rééquipe. Du coup il faut leur retrouver une place, repenser les rangements.
Et puis on modifie la maison tous les 4 matins : la télé est redescendue au salon pour libérer la dernière chambre pour Raoudi, entre temps on a aussi installé des toilettes sèches ---> chamboulements, tri, nouvel équipement, organisation, etc.

Bon, et où je case mes enfants dans tout ça ?



Mercredi c'était journée sans sortie aussi. Même pas de danse pour la pépette, la prof étant malade. Mais entre temps j'avais pris le taureau par les cornes.

Mardi soir : grosse discussion avec le papa sur le fait que j'en ai marre qu'il se paye des jours off avec ultra grasse matinée quand je suis là. C'est injuste, je n'en veux plus.

Donc mercredi matin, c'est Papa-san qui se lève le premier pour gérer Minimog qui exceptionnellement va à l'école car il y a photo de classe. Nous déjeunons à 3, Raoudi se lève mais je suis encore en pyjama quand Papa-san emmène Minimog à l'école.

Lesson One : nous supervisons cette famille à DEUX. Donc inclure Papa-san au lieu de tout faire toute seule, encore et encore, encore. Combat quotidien.    

Il revient et s'attaque au jardin. Je décide alors que je vais aller jouer avec mon fils dans sa chambre qui est toujours désertée. Nous passons une bonne heure à jouer ensemble et je redécouvre avec fierté à quel point mon p'tit bouchon en a dans la tête.
A deux ans, Minimog parlait presque comme un livre. Au même âge Raoudi commence à prononcer des mots intelligibles. Ça ne nous chagrine aucunement mais comme le faisaient beaucoup de personnes avec mon aînée, qui s'exclamaient qu'elle était en avaAAance, parce qu'elle s'exprimait bien, j'ai tendance à ne pas réaliser tout ce qui se passe dans la tête de mon cadet et qu'il n'est pas en mesure d'exprimer.
Et ben oui, pour se faire,  il faut passer du temps avec lui !!
Bonus énorme : nous sommes seuls dans la maison : c'est le moment idéal pour dégainer un truc qu'il adore : les instruments de musique !

Vers 10h je constate que la chambre de Minimog échappe régulièrement au ménage de Papa-san, et j'ai envie de lui donner un bon coup de rangement et de balai. Je le fais sans aucun souci, au son des chansons de Disney, pendant que mon fils s'occupe à côté pendant près de 3/4 d'heures. Il "m'aide" à faire le ménage, s'amuse à grimper sur le lit de sa sœur, s’initie au coloriage sur son bureau. Je suis tranquille.
Ah ben oui vu qu'il a passé du temps avec maman juste avant !

Lesson two : se rappeler que nourrir le besoin de présence des enfants en premier c'est se dégager de la tranquillité par la suite. Et c'est plus efficace que de remettre ce besoin à plus tard en sachant que leur demande, elle, perdure.

11h30 : Nous allons chercher Minimog: repas de midi vite réalisé puisque j'avais prévu de plus grosses quantités la veille.

13h : séance télé. Elle aura lieu de toutes façons, nous sommes une famille avec télé. Avant je la gardais pour la sieste de Raoudi afin qu'il ne regarde pas trop les écrans et pour "être tranquille" pendant ce temps. Finalement tant pis, Raoudi aura des écrans à deux ans (comme sa sœur). Mais pendant qu'ils sont scotchés je donne un coup de propre à ma cuisine et finalement, Raoudi s'endort dans mes bras.

Miracle !!! Comme j'ai rangé pendant la pause télé, je peux proposer à Minimog de faire un jeu à deux ! Finalement elle construira des trucs en Lego pendant qu'à côté je refais son attrapeur de rêve (Et un truc de barré sur ma to-do list : Un !). Peu importe, ma présence affective est effective.

Raoudi se réveille et Papa-san descend du jardin. Il s'est pris un violent retour de branche dans l'arcade sourcilière et il est un peu sonné + saignements + grosse bosse. Comme Raoudi a le réveil ronchon c'est.... Minimog qui prendra soin de son papa : avec enthousiasme et fierté.

Lesson three : se rappeler qu'au sein d'une famille nous pouvons tous prendre soin les uns des autres, quelque soit notre âge. Ce n'est pas l'apanage de la maman.

Tiens, puisque papa est là et qu'il va mieux, il va prendre le relais pendant que je teste la dernière recette de cookies vegan d'Elsa Coquelipop. ;-)

Voir lesson one.

En attendant, les enfants qui ont faim mangent des pommes et des dates.

Lesson four : réserver les "gouters gâteaux" seulement pour les moments où les goûters simples ne sont pas praticables (où si on a le temps de satisfaire un petit accès de gourmandise). Il y a tellement de goûters qui ne demandent aucune préparation !!! 

16h : nous partons au jardin avec Papa-san. Pendant que Minimog s'occupe des poules avec Papa, je vide les composts. Papa-san me fait voir les dernières avancées, m'explique ses aménagements, on discute de l'implantation des arbustes à planter. Et Raoudi fait sa vie.

Lesson five : que ça fait du bien d'être dans mon jardin !!! On devrait vraiment y passer plus de temps. 

16h30 : nous partons en promenade avec les enfants. Grimpette sur le tas de pierres du voisin, grimpette aux arbres, étude des panneaux du sentier historique avec Minimog (je réalise qu'elle l'a déjà fait avec son papa et qu'elle est parfaitement capable de situer les villages du secteur sur la carte du panorama), cueillette des quelques grappes de raisin ayant échappé à la récolte vigneronne. Puis les enfants joueront devant la maison jusqu'à 18h30 avec le chaton de la voisine pendant que je tisse et que Papa-San fait à manger.

Lesson one
+ lesson two
+ lesson six : j'avais oublié à quel point j'aimais passer du temps avec mes enfants.
+ lesson six-bis : qu'est-ce que j'en apprend sur mes enfants quand je passe du temps avec eux !
+ lesson seven : depuis quand je n'ai pas pris de photos de mes gosses, de notre vie et de la nature en automne ? 

19h/ 19h30 : nous avons mangé, j'emmène Raoudi à la douche, Minimog joue aux legos avec son papa pendant ce temps.

Vers 20h00 :  j'emmène Minimog au lit. Elle demande à se qu'on se raconte des contes improvisés qui font peur dans ma chambre dans le noir. Comme Raoudi interprète ça comme : "c'est l'heure d'aller au lit", il s'enfuit voir son papa. Pendant qu'on entend mon fils et son père rigoler je passe un temps de partage de contes avec ma fille. <3 <3 <3

20h30 : Déjà !!! Houlà , il est l'heure d'aller au lit. Papa-san s'occupe de coucher sa fille et moi je récupère mon fiston. un peu de rangement, lectures du soir et puis
21h : dodo pour nous deux (j'ai opté pour le "couche tôt lève tôt" pour avoir un temps au calme et seule le matin pour faire ce que j'ai à faire tranquillement).

Et ben ! Quelle belle journée.
C'était pas si dur en fait.
On peut le refaire je pense.
Non  ?

mardi 10 octobre 2017

Zéro déchet : j'ai testé pour vous... la famille Pichon ! ^_^

Ah ouais parce que moi j'étais une rebelle.
Le Zéro Déchet je m'y suis lancée avant le buzz Famille Pichon et je faisais très bien sans eux. Na !

Oui enfin c'est ce que je croyais.
Et puis j'ai bien vu qu'à un moment donné j'avais beau faire, ma poubelle à moi remplit carrément plus qu'un bocal. Ou que dix bocaux.

Alors j'ai cédé, et j'ai emprunté le livre de la Pichon Familly à la bibliothèque.


Et tant qu'à faire, puisque l'occasion m'était donnée, je me suis rendue à la conférence de Papa Pichon, organisée à deux pas de chez moi pratiquement la même semaine.
Je l'aurais bien testé pour vous parce qu'il est assez mignon le monsieur mais non, c'était sa bonne parole et surtout de son expérience dont j'étais venue profiter et pas de son corps de surfer bronzé.

Ma grande crainte c'était : vais-je apprendre quelque chose de plus que ce que je collecte déjà depuis 4 ans d'efforts ?

Et bien.... OUI !


Le livre (Ze guide pardon ! ):

- Il est écrit sur un ton très détendu et terre à terre (très bloguesque d'ailleurs) et il est franchement drôle et agréable à lire.
- Le contenu est intéressant et équilibré : les sujets sont assez bien creusés pour que l'info soit valable mais on essaye pas de vous marteler un message relou pendant des pages et des pages. C'est intéressant pour soi mais aussi pour aider à trouver des arguments quand il s'agit d’expliquer sa démarche à d'autres personnes plus.... Dubitatives.
- Il est orienté "constructif" : encourageant, relativisant et pas culpabilisant et ça je trouve que c'est la meilleure approche qui soit.
- Il ratisse large (la maison, le jardin mais aussi les courses, les fiestas et j'en passe)
- Il est bien construit. (De mémoire parce que j'ai rendu le livre des semaines avant de faire ma chronique...) chaque sujet est introduit par une partie "sensibilisation" (la pollution générée, les produit toxiques, etc.) avant que l'on nous présente les trucs / astuces / recettes pour consommer moins et mieux. Ces dernières sont souvent simples à réaliser, et se font sur une base d’ingrédients simples également à réutiliser de diverses façons. On termine par une battle avant/après en terme de génération de déchets et de dépenses. Sur ce point je leur tire mon chapeau parce que soit c'est fait au pif, soit ils se sont bien pris la tête à évaluer leurs consommation à l'année avec et sans zéro déchet.
- Le tout est agrémenté des dessins rigolos de Mme Pichon qui rendent la lecture encore plus agréable.

Est-ce qu'il vaut ses 15 euros ? Je dirais que oui parce que je pense que c'est le genre de livre dans lequel on remet le nez, d'autant que le zéro déchet c'est un travail de longue haleine et c'est progressif. Et surtout on peut le prêter autour de soi et tenter de faire des émules ou de soutenir des vocations.
Après si votre bibliothèque municipale est aussi bien achalandée que la mienne, jetez-y un œil d'abord pour voir si l'achat à long terme vous satisferait (ça éviterait un déchet inutile ;-) )


La conférence.

Est-ce qu'elle en vaut la peine ? Surtout quand on a (fraîchement) lu le bouquin.
Et bien... re-OUI !

Autant le livre m'intéressait plus au niveau "pratique" et j'ai un peu survolé la partie "sensibilisation", autant la conférence m'a beaucoup touché au niveau de la sensibilisation.
En fait, elle m'a fait réalisé que chaque morceau de plastique que je consomme est un déchet irrécupérable pour la planète qui a des répercutions sur la faune, la flore, le climat, etc. CHAQUE . PETIT . DECHET.
Elle m'a fait réaliser aussi que chaque déchet produit n'est pas juste un déchet mais une source de production et de retraitement catastrophique pour l’environnement (ex : l'empreinte eau, ce truc dont on ne parle jamais : 2000l d'eau pour la fabrication d'un t-shirt, ça vous calme vos envies de shopping non ?).
Je croyais être consciente des choses mais.... Pas à ce point là. D'ailleurs je suis sortie de la conférence surboostée en motivation pour implanter le zéro déchet à la maison.
Les anecdotes de Jérémie Pichon sont aussi venues ponctuer avec légèreté mais intérêt ce constat macabre pour la planète (Zéro déchet même chez Paul ou dans le wagon restau du TGV... Fallait y penser !). Du coup j'en suis ressortie surboostée pour imposer mon Zéro déchet partout où je consommerai.
Et puis il y a la joie de voir que la conférence fait salle comble et qu'on est de plus en plus nombreux à se poser les mêmes questions et vouloir y apporter des réponses concrètes.
Le monsieur Pichon de la conférence étant le même monsieur Pichon que celui qui a écrit le livre rigolo, la conférence se passe à peut près sur le même ton ce qui, en plus, la rend très agréable à suivre.
Et du coup on en ressort pas avec un cafard monstre mais plutôt avec une pêche d'enfer en mode "si si je vais aider à changer le monde en mieux vous allez voir."

Donc est-ce qu'elle valait les 3 heures que ça m'a pris sur mon planning ? Oui, indéniablement.


Bon, ma poubelle ne fait toujours pas la taille d'un bocal de conserve, mais dans ma démarche Zéro Déchet il y a vraiment eu un avant et un après Famille Pichon. Autant sur l'aspect pratique ("Mais attends mais là ils font comment ? Aaaaah, comme çaaaaa !? Ah et pis ils font ça aussi ! Ah oui tiens, je n'y avais pas pensé"), que sur la motivation (et il  en faut!)
Famille dont je recommande la fréquentation (virtuelle du moins).
Y sont sympas, y z'ont de bonnes z'idées et mine de rien, ils ont lancé une vague de prise de conscience et d'action citoyenne qui prend de l'ampleur et qui peut avoir un vrai impact sur l'environnement.

Famille que vous retrouvez ici : www.famillezerodechet.com ou ici https://www.facebook.com/famillezerodechet/
Et vous pouvez rejoindre la communauté ici : https://www.facebook.com/famillezerodechet/

A noter que Ze guide a un petit frère destiné aux enfants.
Je l''ai seulement feuilleté à la conférence et qui est à destination d'enfants plus âgés que les miens.  Mais il m'avait l'air, lui aussi, bien sympathique et je salue l’initiative : à la fois parce que le Zéro Déchet en famille ce n'est pas que l'apanage des parents. Et puis aussi parce que les initiatives qui tentent à responsabiliser les enfants et les considérer comme acteurs du monde sont toujours les bienvenues.




Premiers pas en permaculture #4 - la permaculture c'est avant tout un état d'esprit.

La permaculture telle que je la vois aujourd'hui, ce n'est pas une suite de techniques. C'est avant tout un nouveau regard sur la façon dont nous envisageons notre rapport à la Nature.

C'est arrêter de penser la Terre comme un frigo à exploiter ou comme une maison à customiser à sa guise.

C'est reconsidérer notre rôle dans ce rapport : à la fois infime de part la petitesse de nos compétences et de notre rôle par rapport à Mère Nature, à la fois important puisque chacun de nos actes l'impactent en bien ou en mal.

C'est avant tout se laisser habiter par la gratitude. Que cette gratitude imprègne chacun de nos gestes envers elle.
Chaque main que nous tendons vers la Terre devrait vouloir dire "merci".

Et puis la gratitude, c'est la garantie d'être heureux. Plutôt que de geindre que mes roses trémières ne prennent pas à l'endroit où je les ai planté ou que les chenilles ont mangé mes salades, c'est ce sentir comblé de pouvoir observer ces fleurs des champs aux couleurs éclatantes et aux formes raffinées, c'est savourer les framboises et les mirabelles que l'on déguste toutes fraiches.
C'est réaliser que tout cela nous est donné entièrement et sans condition.
Que cela pourrait ne pas être.
Que cela pourrait ne plus être.
Et que l'on a une sacrée chance d'être là on l'on est.  


Merci.